Tuer une baleine, c’est désenchanter le monde

18 Jun

Amis lecteurs,

Je partage un article que j’ai eu le bonheur de découvrir dans le Marie-Claire, édition française

A bord d’un bateau à moteur, elles attaquent des monstres d’acier en plein Antarctique. La mission de ces militantes écologistes : empêcher les pêcheurs japonais de massacrer les baleines. Et continuer à sauver les océans avec l’ONG Sea Shepherd.

Si tu es prête à risquer ta vie pour les baleines, on t’embarque », lui a lancé le capitaine Paul Watson, charismatique fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society (1), à la fin d’une conférence. C’était en 2005. Depuis, Lamya Essemlali (2) a effectué plusieurs missions sur le « Steve Irwin ». Ce navire amiral de l’ONG écume les mers qui baignent l’Antarctique à la poursuite des navires-usines japonais qui massacrent les baleines, malgré la convention internationale interdisant leur pêche. Les confrontations entre ces militants écolos, qui brandissent le droit d’ingérence pour combattre l’exploitation illégale de la faune marine, et les flottes baleinières sont souvent périlleuses.

« Personne n’est candidat au suicide, mais face à une houle de 8 m de haut et à un bateau de 8 000 t, soit dix fois plus gros que le nôtre, notre détermination ne doit pas fléchir, explique Lamya. J’ai souvent eu peur, mais je n’ai jamais regretté. Les autres non plus : tout le monde y va, et les filles ne sont pas moins têtes brûlées ! » Même quand il faut foncer à bord d’un Zodiac et, tels des pirates, saborder la mission meurtrière du bateau ennemi. Comment ? En bloquant les hélices et en se collant à la soute, située à l’arrière du bateau mère, où sont hissées les baleines harponnées pour y être achevées et dépecées. Comme leur viande pourrit au bout de dix heures, si nos pirates écolos parviennent à paralyser cet abattoir flottant, la pêche devient inutile…

Parce que « tuer une baleine, c’est désenchanter le monde », beaucoup de bénévoles, parfois sans expérience de la mer, larguent toutes les amarres pour effectuer ces missions de quatre mois où ils affrontent icebergs, tempêtes et monstres d’acier. A bord du « Steve Irwin », où quarante-cinq personnes de vingt nationalités différentes, dont 50 % de femmes, se partagent un espace confiné, il arrive que les passions s’exacerbent. « On vit de vrais soap-opéras, avoue en riant Lamya. On y apprend autant sur l’humain que sur l’écologie. »

1. http://www.seashepherd.fr.

2. Auteure de « Capitaine Paul Watson, Entretien avec un pirate » (éd. Glénat).

English readers,  please take the time to read Anna’s blogs. She is a jivamukti yoga teacher based in Sydney and Sea Shepherd Crew Member (vegan cook on board)
Enjoy!
Savourez lentement…
j.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: