Eka-pada-koundiyasana


Eka-pada-koundiyasana est mon asana préféré du moment et j’ai A-DO-Ré pratiquer avec Kathryn Budig. Une révélation ce workshop avec elle!

Mais soyons honnête, le titre de ce post est un prétexte. Ou pré-texte.

Depuis la fin de l’été, au propre comme au figuré, il n’y avait pas de mots. Ils ont déserté sans prévenir. Une grosse fracture dans la vie m’a tenu loin d’eux et ce blog était à l’abandon. En une trentaine d’années d’homo scriptor, homo lector, je n’ai pas souvenir qu’il me soit arrivé de vivre dix jours sans lire ni écrire. Sans pouvoir lire la moindre page ou écrire dix petites lignes. Rien. Nada.

J’ai pendant quelque temps aussi complètement déserté mon tapis de yoga.

Je pourrais longuement parler (j’essaie d’écrire en l’occurrence) de ces facultés que je croyais miennes qui m’ont tout à coup fait défaut. Never take anything for granted me. Never. Ever! Vivre sans écrire est comparable à vivre sans bouger, c’était vivre moins. La sensation est physique, encore vivace hélas. C’en est presque douloureux.

C’est un tel bonheur de retrouver la faculté et le plaisir d’écrire. Lorsque j’écris, chaque mot qui tombe bien fait émerger une part de moi qui était jusqu’alors hors de portée. Ou peut-être alors en gestation, en attente de naître ou d’éclore.En anglais on dit “musing around“, on dit aussi “insightful, inspired“. Comment peut-on traduire ce vagabondage créatif, ces mots-ments de grâce qui ne sont pas le seul fait de l’assemblage des lettres? Où quand en cherchant les mots pour exprimer ce que l’on croit savoir, ces mots qui viennent (ou ne viennent pas) donnent naissance à une matière nouvelle: la justesse. J’aime et j’ai besoin d’écrire pour vivre ça

Si les Muses restent avec moi, j’aimerais, entre autres sujets, aborder la question de la place de l’écriture au quotidien (ou ce qu’il en reste quand il y a le flow).

Post-Scriptum:

– Je savais que le Black Mat pro de Manduka était lourd mais personne ne m’avait prévenu qu’il glissait, grrr…. Mon vieux Jade assure, même l’empreinte des mains et des mes pieds. Et il est léger, lui!

– Food&Soulfood: Too much tahin. J’ai lu des magnifiques romans récemment (book review à venir, je sais j’avais déjà promis). Je suis en train de lire Freedom de Franzen. Quel style, quelles histoires. Parallèlement, je ne me lasse pas de la poésie d’Alice Walker.Je ne me lasse pas non plus d’écouter Sharanam. La b.o. des “petits mouchoirs” est géniale.

Last but not least, les ami(E)s sont le plus précieux des trésors. J’en suis riche!!

Namasté,

Jeanine


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